Rien de nouveau hélas mais cela se passe à Montréal depuis un an. Des Groupes exigent la fin de cet abus mais la Mairie fait la sourde oreille.
Non seulement l’eau en bouteille n’est pas écologique (il faut 3 litres d »eau pour fabriquer une bouteille plastique que 80% des gens ne recycle pas) mais elle n’est pas économique non plus ! Les québécois la payent même deux fois. Une première fois au magasin, une seconde avec leur taxes. De qui se moque-t-on ?
Extrait de l’article du Devoir du 7 septembre 2010 :
« Depuis plus d’un an, le géant américain de l’agroalimentation, célèbre
pour ses boissons gazeuses et autres liquides, a en effet transféré à
Montréal, dans son usine de l’arrondissement Saint-Laurent, son unité de
production d’eau Aquafina. Cette eau, puisée à même le réseau
d’approvisionnement municipal, provenait auparavant des aqueducs de
Mississauga en Ontario ainsi que de ceux de Philadelphie en
Pennsylvanie.
L’eau du robinet de Montréal, ainsi embouteillée, alimente désormais le
marché du Québec, marché dont les principaux consommateurs, d’un point
de vue démographique, se situent dans la grande région de Montréal. Pour
le reste du Canada, l’Aquafina est plutôt tirée des robinets de Peel,
en Ontario, ou de Vancouver, en Colombie-Britannique. L’Institut Polaris
estime qu’un tiers de l’eau en bouteille vendue au Canada est de l’eau
du robinet surtraitée.
Tout comme l’eau Dasani, de son concurrent Coca-Cola, l’Aquafina de
PepsiCo se présente sur l’emballage comme une eau traitée déminéralisée.
En substance, cela indique que l’eau de la distribution publique,
initialement traitée par les services municipaux pour être potable, a
été débarrassée de tous ses sels minéraux et traces de chlorures par un
procédé dit d’osmose inversée et d’ozonisation. Ces eaux sont alors
vendues par les deux multinationales en tant que produit prétendument
«plus pur. …/…
Selon les informations obtenues par Le Devoir, en 2009, l’usine de
PepsiCo de Montréal s’est approprié plus de 540 millions de litres d’eau
municipale pour remplir ses bouteilles d’Aquafina, mais aussi pour
fabriquer l’ensemble de ses autres boissons, dont le Pepsi, le 7UP et le
Mountain Dew font partie. Le tout pour une facture fiscale totale de
526 816 $, indique l’administration municipale. Cela équivaut à un achat
massif d’eau au prix de 10 cents les 100 litres. Rappelons que, sur le
marché de l’eau en bouteille au Québec, l’Aquafina, issue des robinets
de la ville de Montréal, se vend entre 3 et 6 $ le litre. » lira la suite…
Que ce soit le bois, ou l’eau (un jour l’air ?) est-il acceptable de se faire revendre nos ressources naturels, à prix fort et au détriment de notre équilibre naturel ?
Si vous comprenez l’anglais, je vous suggère cette vidéo…





